Analyse (peut-être à chaud) de la synthèse de prospective du chantier arctique français

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Analyse (peut-être à chaud) de la synthèse de prospective du chantier arctique français

Message  Weill le Jeu 27 Fév - 16:05

Exercice de prospective réussi  dans la mesure où  l’ensemble des acteurs s’y retrouve,   ce que l’on remarque  dans les différents chapitres et les différents  « rajouts ».
D’une façon générale il est difficile de  connaître les forces et faiblesses en matière de recherche, de faire la partition  entre ce que l’on sait et ce que l’on doit rechercher et les moyens à mobiliser ou à « inventer ».
Les différents chapitres  sont très inégaux  et certains sont déjà énoncés en termes d’appel à recherches,  sans qu’un bilan des acquis soit  vraiment énoncé.
Par ailleurs,  les chapitres   sont très souvent  redondants quant aux questions et thèmes et sont parfois très généraux, souvent confus (chapitre 1).
Une iconographie définissant les questions, où elles s’exercent    dans le système océan, glace, neige , atmosphère ou  glace , neige, continent, atmosphère  aux différents échelles permettrait d’y voir un peu plus clair et de ne pas se contenter des « il faut , il n’y a qu’à ».
La littérature scientifique internationale existante (principale) sur les différents domaines énoncés mériterait  d’être explicitée.
Le cycle de l’eau et son évolution gagnerait à être articulé avec le chapitre 2, plus précis. Par ailleurs les chapitres 3) et 4)  et 5) ont des liens forts avec les deux premières parties ce qui justifierait une articulation sur les thèmes    communs . 

En y regardant de plus près, l’ensemble des parties 1) à 5) gagnerait à être plus stratégique et d’illustrer les affirmations par des références. Par ailleurs les éléments innovants à mette en place  sont peut-être à faire ressortir dans les différents chapitres. Sans doute,  après une légère réécriture des  chapitres 1) à chapitre 5)   et un chapitre de synthèse des éléments redondants serait utile pour monter une approche multidisciplinaire  où  les différents acteurs scientifiques  pourraient monter un ou des  « chantiers innovants ».

Le chapitre 6 est particulièrement bien écrit et court tout en proposant des questions à résoudre. Son articulation avec les thèmes 12 et 13 suggéré devrait être  un élément d’intégration avec ces thèmes.

Le chapitre 7  est bien écrit, synthétique et stratégique.

Le chapitre 8  décrit bien l’approche des écosystèmes à poursuivre,  les recherches  déjà mises en place  au plan international (et national)  et le souhait d’introduire des techniques récentes  de séquençage avec en  plus des analyses comparatives intersites (à choisir) afin de profiter d’approches comparatives (dynamiques des réseaux trophiques et des paysages).

Le chapitre 9  qui étudie l’impact du changement climatique et de l’environnement sur les sociétés autochtones serait à rapprocher des chapitres 10, 12 et 13 (sociétés autochtones et allochtones) .
 
Le chapitre 10 bien qu’un peu « lyrique »  met  bien en évidence l’approche « hydrosystèmes et anthroposystèmes »  de type LTER  avec les échelles pertinentes dont l’hydro-écosystème côtier »  et l’importance d’infrastructures de recherches (internationales).
 
Chapitre  11  Beaucoup d’affirmations qui demanderaient à être étayées à partir de mesures de bilans d’énergie et non de simples  variables radiatives.
La mesure même locale d’albédo en région arctique demande une stratégie de mesure bien établie à mûrir,  s’agissant de régions où l’élévation solaire est souvent faible.
Page 48  la présence d’eau liquide dans les ?   (s’agit-il dans les zones de fonte ou ?)
Dans la réponse et l’adaptation des sociétés autochtones au réchauffement climatique (point présent  dans les   différents chapitres),  le « langage commun » à trouver  s’il est nécessaire n’est pas suffisant pour aboutir à des résultats utilisables. Encore faut-il qu’il y ait  et que l’on invente une nouvelle stratégie  qui puisse aider  à une décision  (par les autochtones) : approche anthopo-psychologique ou  ?

Chapitre  12 pollution.  OK pour la partie recherche  dont celle écologique.   Très léger concernant la partie observation qui reste à spécifier avec les  partenaires des différents autres chapitres. Concernant les savoirs autochtones  je ne suis pas sûr que les recherches françaises soient en capacité d’intervenir dans l’exercice important de décision qui reste l’apanage et la compétence   des acteurs canadiens (populations locales et chercheurs locaux).  En tous cas c’est à mûrir ! Mettre en place un réseau environnemental d’étude de l’activité industrielle est une question importante.

Chapitre 13
A rapprocher du chapitre 12
Il s’agit d’un projet de recherche très vaste déjà décliné en actions de recherches ou (d’appel d’offre !)  qui  se veut interdisciplinaire et non d’un exercice de  prospective . 

Weill

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Date d'inscription : 28/03/2013

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